Moi, YVES LE MEUR,
Capitaine Négrier et Franc-Maçon

La scène se passe à Nantes dans les années 1845, dans l’immeuble de la rue de Gigant, où la loge Mars et les Arts se réunit deux fois par mois, dans le Temple du premier étage[1].

Le Vénérable Maître

- Frère Maître des Cérémonies, veuillez quérir sur la Colonne du midi notre Frère Yves Le Meur, et le mener à l’Orient, au plateau de l’Orateur… Mon Frère Yves, nous vous écoutons…

Le Frère Le Meur

- Vénérable Maître, Officiers et Dignitaires, et vous tous mes Frères en vos Degrés et Qualités. Il n’est pas facile pour un homme, quel qu’il soit, parvenu au soir de son existence, de décrire l’une des expériences les plus horribles qu’il ait pu faire au cours de sa vie. Notre loge comprend à ce jour près de cent cinquante membres dont vingt-six capitaines au long cours, pratiquement tous absents ce soir pour cause de navigation lointaine. Je le regrette, car presque tous auraient pu appuyer mon récit de leur propre expérience, et je suis convaincu que comme moi, le cœur leur aurait pesé lourd à l’écoute du récit que je vais vous faire.

(Le Frère Le Meur est visiblement ému. Le Vénérable le laisse retrouver ses esprits quelques secondes, puis...)

Le Frère Le Meur

- Vénérable Maître et vous tous mes Frères, il faut tout d’abord que je vous rappelle les origines de ce honteux trafic que l’on a appelé « triangulaire » puisqu’il reliait les côtes africaines à l’Amérique et aux Antilles, au départ principalement de notre port, mais également des autres ports de Bordeaux à Ostende en Flandres. Nantes s’est hélas tristement distinguée en battant des records indignes mais rémunérateurs[2], ce qui ne pourra jamais, aux yeux de l’Histoire, effacer ses responsabilités dans le trafic du « bois d’ébène », comme disent sans vergogne ceux qui en faisaient métier.

Mon père, originaire du Morbihan, était patron pêcheur à Haïti et c’est là-bas que je suis né en 1781. Il m’emmenait souvent avec lui et je me suis rapidement amariné. Après la révolte des esclaves et le climat insurrectionnel qui régnait, il a du fuir en catastrophe, abandonnant tous ses biens, et s’est réfugié à Cuba. Ma mère était morte depuis plusieurs années et je me souviens qu’il m’a emporté dans ses bras – j’avais alors onze ans - sur le lougre d’un de ses amis. Nous avons été bien accueillis à Santiago de Cuba par des Frères d’une loge militaire irlandaise qui s’y étaient installés en 1762. Mon père et son ami étaient francs-maçons de longue date et ont rapidement pensé à créer une loge francophone sur place. Ils sont à l’origine de la franc-maçonnerie cubaine et bien évidemment, le jour de mes vingt-et-un ans, j’ai été initié par la loge Persévérance et Concorde. Nous étions alors en 1802. Sept ans plus tard la guerre franco-espagnole a contraint mon père à quitter Cuba mais son ami est resté ; il a acheté deux navires avec lesquels il s’est lancé dans le honteux trafic du bois d’ébène. Il m’a proposé de m’associer avec lui et j’ai accepté d’emblée, ne voyant que l’aspect financier des choses et ne réalisant en aucune façon l’abominable aventure dans laquelle je m’engageais. A l’époque, me disait-il, les revenus des capitaines basés aux Antilles étaient trois fois plus importants que ceux de leurs confrères européens, pouvant atteindre six cents francs par mois[3], et parfois plus si la traversée s’était déroulée sans perdre trop d’esclaves. Ce chiffre paraissait exorbitant au jeune homme que j’étais alors et en 1815 je me suis vu confier mon premier commandement. En 1820 mon associé est décédé. J’étais alors jeune marié et mon épouse voulait quitter les Antilles dont elle ne supportait plus le climat. Nous avons décidé de nous installer à Nantes où elle avait des parents. C’est ainsi que je suis entré chez le plus important armateur négrier nantais où mon expérience m’a valu d’être nommé rapidement capitaine. Il m’a suffi de faire valider mon brevet à l’École d’hydrographie[4]. J’y suis resté vingt ans. Je gagnais moins d’argent qu’à Cuba, mais les primes au rendement nous mettaient à l’abri du besoin.

Oui, Vénérable Maître et vous tous mes Frères, moi, Yves Le Meur, Maître maçon de longue date, j’ai commandé plusieurs navires négriers… Oh ! Je n’étais pas le premier. Nous avions tous entendu parler du capitaine rochelais Crassous, qui avait été initié en 1765 à L’Union Parfaite de la Rochelle[5], ce qui ne l’a pas empêché de se conduire comme un sauvage puisque il marquait lui-même au fer rouge de ses initiales les esclaves qu’il embarquait sur la côte[6](Il s’arrête à nouveau, sort un grand mouchoir à carreaux de la poche de sa redingote, se mouche bruyamment avant de s’essuyer discrètement les yeux). Je n’ai quand même jamais fait ça ! Je vous demande pardon, Vénérable Maître, mais l’émotion m’étreint au souvenir de ce que j’ai vécu…

Pour planter le décor, il nous faut nous reporter en 1444, lorsque six caravelles portugaises parties de Lagos, parvinrent à l’île des Hérons, sur la côte saharienne de ce qui est aujourd’hui la Mauritanie. Les marins s’emparèrent aussitôt de cent soixante cinq autochtones, après en avoir massacré autant, les embarquèrent de force et les ramenèrent au Portugal où ils furent vendus sur le marché dès leur arrivée, en août[7]. Ainsi l’un des tout premiers découvreurs du monde, Henri le Navigateur[8], le fut aussi du trafic honteux que nous évoquerons ce soir. Lui dont la devise était « Talent de bien faire », fut le véritable initiateur en Europe du commerce de la honte… En 1518 Charles-Quint officialisa la traite, imité en 1642 par Louis XIII ; l’année suivante le navire La Paix, premier négrier nantais, appareillait de notre port pour l’Afrique. Le cycle infernal débutait ; en 1749, Nantes vit partir quarante-quatre navires !

Aujourd’hui nous nous cherchons des excuses : l’Église ne condamnait pas le trafic, on a même vu des curés bénir un navire en partance… Nous nous donnions l’apparence d’hommes d’affaires puisque nos armateurs nous laissaient la responsabilité de l’organisation matérielle des expéditions ; recrutement des équipages, achat des matériels d’armement et des vivres etc. Le recrutement était cependant difficile ; il nous fallait trouver une cinquantaine d’hommes en bonne santé, des officiers expérimentés, un ou deux chirurgiens car l’examen médical des esclaves prenait du temps…

Et puis on partait, par n’importe quel temps, de Nantes ou de Paimbeuf selon la marée, en direction de Bonny ou de la côte de Calabar où nous attendaient les négriers chargés de l’approche des convois d’esclaves, mais aussi les navires de la concurrence, surtout anglais et portugais. Il fallait gréer les chaloupes et faire d’innombrables allers et retours car on mouillait généralement très au large à cause des barres ou des fonds instables. Chaque embarcation amenait à terre les marchandises de troc, armes, alcool, vêtements, tissus etc. et repartait avec son plein de nègres[9] que les chirurgiens prenaient en charge aussitôt à bord. Ceux qui étaient refusés pour cause de maladie, d’infirmités, de vieillesse, les femmes enceintes, étaient refoulés et renvoyés à terre par la prochaine chaloupe.

On appareillait alors vers Cuba ou Saint-Domingue, et l’enfer commençait. Les pauvres gens étaient parqués sur des payolles séparés de moins d’un mètre, construits par le charpentier. Ils devaient y rester couchés, souvent tête-bêche, empilés comme harengs en fûts, dans l’obscurité, sans ventilation, dans la promiscuité la plus abjecte. Les maladies ne tardaient pas à faire leur apparition : fièvres, dysenteries, oedèmes pulmonaires, scorbut et maladies vénériennes car même si, en théorie, les femmes étaient séparées, l’homosexualité était fréquente. La mortalité pouvait atteindre vingt pour cent.

(Étreint par l’émotion, le F:. Yves doit à nouveau s’arrêter. Puis, après quelques secondes…)

- Et le capitaine, face à cette abominable misère ? Eh bien il faisait le travail pour lequel il était payé, sans état d’âme, c’est-à-dire qu’il devait amener à destination le maximum d’esclaves présentables donc vendables et dans la moins mauvaise forme possible ; son avenir personnel en dépendait. Combien de confrères ai-je vu licenciés ou dégradés au retour pour avoir connu trop de pertes en cours de voyage, s’être vus refuser des centaines d’esclaves par les acheteurs et avoir donc été contraints de les abandonner sur une plage puisque personne n’en voulait, les condamnant à mourir de faim à moyen terme…

Mon cœur de franc-maçon se serrait à la vue de toute cette misère, mais je ne pouvais pas agir autrement. Pendant le voyage de retour on s’efforçait d’oublier, mais on savait bien que quinze jours après l’arrivée à Nantes, on devrait repartir et que l’enfer recommencerait. Lorsque par chance je rencontrais au cours de l’escale un autre capitaine, franc-maçon lui aussi, nous osions à peine parler de ce que nous avions vu et de ce que nous avions du faire, souvent à contre cœur. Nos armateurs étaient sourds à nos remarques ; « il fallait rentabiliser à tout prix, disaient-ils, les armements coûtent cher et vous êtes responsables de cette rentabilité ».

Voilà, Vénérable Maître et vous tous mes Frères, ce que je voulais vous dire ce soir. J’ai maintenant cessé de naviguer mais dans ma petite maison de Trentemoult, il n’est pas un seul jour, pas une seule nuit, où je ne sois hanté par le passé. Autour de moi le silence s’est établi, plus personne n’ose évoquer la période maudite, la honte indélébile, la rancœur envers une économie perverse qui détruit les hommes sous sa botte de fer et jette dans la géhenne ceux qui se sont livrés à l’ignoble trafic.


J’ai dit, Vénérable Maître.


Dans le Temple un silence pesant règne, troublé seulement par quelques toux discrètes et quelques reniflements qui cachent sans doute la proximité des larmes.

Le Vénérable Maître

- Je vous remercie, mon Frère Yves, d’avoir eu le courage et la force morale d’évoquer pour nous ces terribles souvenirs. Nous vous connaissons depuis assez longtemps pour percevoir dans vos propos, au-delà de la sincérité évidente, la détresse morale dans laquelle vous ont plongé vos années de navigation. Soyez persuadé que l’affection de vos Frères vous est acquise et que nul ne vous tient grief de ce que vous avez fait.

Mes Frères, je suis prêt à donner la parole à qui aurait des questions à poser à notre Frère Yves.

Le Premier Surveillant

- Vénérable Maître, un Frère de la Colonne du midi demande la parole !

Le Vénérable Maître

- Vous avez la parole, mon Frère…

- Merci, Vénérable Maître… Je voudrais demander à notre Frère Yves comment il se fait qu’en dépit des diverses décisions abolissant l’esclavage, celui-ci n’a définitivement disparu que tout récemment ?

Le Frère Yves Le Meur

- L’esclavage avait bien été aboli par la Convention en 1794, après la révolte de Toussaint Louverture, mais Bonaparte l’avait rétabli en 1802, deux mois après la Paix d’Amiens, car les Anglais n’avaient pas interdit la traite et l’économie française aurait souffert de l’abolition. Au retour des Bourbons en 1815, Louis XVIII l’a à nouveau aboli mais les enjeux économiques étaient trop importants, et ce ne fut qu’en 1831 que l’activité négrière cessa, sauf à Nantes et dans quelques autres ports de la côte. L’activité négrière, mais pas l’esclavage ! Et c’est là qu’est toute l’hypocrisie des gouvernements successifs : les colonies demandaient toujours plus d’esclaves. Après 1831 nous croisions parfois le long des côtes de Guinée des navires de guerre qui étaient censés nous arraisonner, mais dans les débuts nous parvenions à passer à travers leurs filets. La traite était effectivement devenue illégale, ce qui n’a pas empêché notre port d’envoyer 305 navires en 1824-1825[10] !

Un autre Frère, autorisé par le Vénérable, prend la parole…

- Mon Frère Yves, a-t-on une idée du nombre total d’esclaves qui ont ainsi été déportés, et quelles sont les perspectives d’avenir à court terme ?

Le Frère Yves Le Meur

- On considère généralement qu’en 4 220 expéditions au départ de France, 80% eurent lieu au siècle précédent le nôtre[11], transportant 1 266 000 esclaves dont 40% par des navires nantais[12].
Et pour répondre à ta dernière question, mon Frère, on dit à Paris que notre Frère Victor Schoelcher qui est sous-secrétaire d’État aux Colonies, va prochainement faire voter la loi abolissant définitivement l’esclavage et donc la traite. Puisse le Grand Architecte le soutenir dans son action[13].

Le Vénérable Maître

- Je vous remercie mon Frère Yves. Frère Maître des Cérémonies, veuillez raccompagner notre Frère Yves sur sa Colonne…



LISTE DES CAPITAINES NÉGRIERS NANTAIS FRANCS-MAÇONS

MENTIONNÉS A LA FOIS DANS LES OUVRAGES DE

S. DAGET ET DE J. METTAS, ET LES TABLEAUX DES

LOGES DE NANTES ET DE LA RÉGION

(Sources : H. LIBREC ET ARCHIVES DÉPARTEMENTALES D’ILLE-et-VILAINE, FONDS MAUDET, cotes 28J, 39-57)


NOM LOGE

======================================================

ALLOT de LA TOUCHE Antoine Saint Germain
AMOUROUX Jean-Baptiste Mars et les Arts
ANGAUD Louis Mars et les Arts
AREGNEDEAU Mars et les Arts
AUGER (l'aîné) Mars et les Arts
AUGER Henri Mars et les Arts
BACHELIER Joseph Saint Germain
BARBIER René Paix et Union et Les Amis Réunis
BEAUJEU (de) Joseph La Parfaite
BERTHAUD de LA BOSSERE Jean Saint Germain
BERTHAUD F. Mars et les Arts
BERTRAND Eugène Mars et les Arts
BLANCHARD Hervé Mars et les Arts
BLANCHARD Jean-Marie Mars et les Arts
BODIN des PLANTES Alexandre Les Coeurs Unis
BONVALLET J.E. Saint Germain
BORDAGE Jean-Baptiste (Louis ?) Saint Germain
BOULLEMER (BOULMER) Mars et les Arts
BREE Augustin Saint Germain
BRETAGNE Julien La Parfaite
BRISSON Jacques La Parfaite
CANAUD Henri Mars et les Arts
CANDEAU Jean-Baptiste (l'aîné) La Parfaite
CANDEAU Jean-François (le jeune) Mars et les Arts
CHEVALLIER Charles Mars et les Arts
CHEVY Jean-Baptiste Saint Germain
COQUARD Michel (l'aîné) Paix et Union et Les Amis Réunis
CORNILLIER Pierre Mars et les Arts
CRUCY Joseph Mars et les Arts
DE FOLIGNI Saint Germain
DELAUNAY (jeune) Paix et Union et Les Amis Réunis
DESRUD Jacques La Parfaite
DESSAY Pascal Mars et les Arts
DUCHESNE Pierre-Claude Paix et Union et Les Amis Réunis
ETIENNE Antoine L'Harmonie
FRETON Pierre Paix et Union et Les Amis Réunis
FRUCHARD Gabriel L'Harmonie
GALLAND Joseph La Parfaite
GAUTIER Joseph Mars et les Arts
GESLIN de BELLE-ISLE La Parfaite
GIRAUDEAU L'Harmonie
GIRON Jean-François Paix et Union et Les Amis Réunis
GUICHET Victor Mars et les Arts
GUILBAUD J. Mars et les Arts
GUILLEY Etienne La Parfaite
HENNEGUY Jean-François Paix et Union et Les Amis Réunis
HERCOUET François Saint Germain
HIGNARD Joseph Mars et les Arts
JOUANNEAU du LOBO Jean-Louis Les Coeurs Unis
KERUSEC Félix de Les Coeurs Unis
LAMBERT Joseph Mars et les Arts
LE PREVOST Salomon La Parfaite
LERAY Pierre-Mathurin La Parfaite
LORETTE Jules Mars et les Arts
LOUVRIER Alexandre Saint Germain
MAGOUET Pierre Saint Germain
MAGRE Jean-Baptiste La Parfaite
MAGUERO (MAGUEREAU) Pierre La Parfaite
MAILLARD Marie La Libre Conscience
MALESCOT Charles Mars et les Arts
MARIN Emile Mars et les Arts
MARY Joseph La Parfaite
MAUBLANC François Mars et les Arts
MOIZEAU Pierre La Parfaite
MORIN François Mars et les Arts
MOULIN Pierre Mars et les Arts
ORIENNE (ORIEME) Jean La Parfaite
ORIEUX Jean Paix et Union et Les Amis Réunis
PERRAUD Théodore Mars et les Arts
POUPONNEAU Achille Mars et les Arts
RICHER Mars et les Arts
RODRIGUE Céleste Paix et Union et Les Amis Réunis
SABRY de MONTPOLY Pierre La Parfaite
SAUVESTRE Joseph Paix et Union et Les Amis Réunis
TALVA Mathurin Mars et les Arts
TASSISTRE Joseph Mars et les Arts
THIBAUT Jean-Pierre Mars et les Arts
THURNINGER Léopold-Mathias Paix et Union et Les Amis Réunis
TURBE Pierre-Luc Paix et Union et Les Amis Réunis
VALENTIN Mars et les Arts
VALTEAU L'Harmonie


BIBLIOGRAPHIE

DAGET Serge, Répertoire des expéditions négrières françaises à la traite illégale (1814-1850). Centre de recherche sur l’histoire du monde atlantique, Université de Nantes, 1988.

DEVEAU Jean-Michel, La France au temps des négriers, France-Empire, 1994.

LE BIHAN Alain, Loges et Chapitres de la Grande Loge et du Grand Orient de France, Bibliothèque Nationale, 1967.

LEMIRE Laurent, La vérité sur la traite des Noirs, Valeurs Actuelles du 4 mars 2005.

LIBREC Henri, La Franc-maçonnerie dans la Loire Inférieure 1744-1948, 1948.

METTAS Jean, Répertoire des expéditions négrières françaises au XVIIIe siècle, Volume 1, Nantes. Paris, Société française d’histoire d’outre-mer, 1978.

PAGEOT A., Notes sur la Franc-maçonnerie dans la Loire Inférieure 1744-1911, Imprimerie Allard, Ancenis, 1911.

SAUGERA Eric, La traite des Noirs en 30 questions, Geste Editions, 79 La Crèche.

VERGÉ-FRANCESCHI Michel, Henri le Navigateur, un découvreur au XVe siècle. Éditions du Félin, 1994.




[1] Les registres du cadastre, section T, n° 518, cités par Henri LIBREC, décrivent ainsi les lieux : « Maison et jardin, 1100 m2 - Maison au fond du jardin comprenant : rez-de-chaussée, à l’est, une grande salle ; au centre, un vestibule ; à l’ouest, une salle de billard. Premier étage, à l’est, une grande salle (Temple) ; à l’ouest, une autre salle. Deuxième étage, une mansarde ». La maison appartenait à M. Charles Guilloux. En dehors des Tenues, la maison servait de « club » où les membres pouvaient venir jouer au billard ou se désaltérer. On peut supposer que la salle située à l’ouest, au dessus du billard, était la salle humide.

[2] Selon Eric SAUGERA, sur 4220 expéditions au départ de France, 1744 sont parties de Nantes.

[3] DEVEAU Jean-Michel, La France au temps des négriers.

[4] Fondée en 1671.

[5] Les constitutions primitives de cette loge datent de 1752 (LE BIHAN Alain, Loges et Chapitres etc.)

[6] DEVEAU Jean-Michel, - ibid -

[7] VERGE-FRANCESCHI Michel, Henri le Navigateur, un découvreur au XVe siècle.

[8] 1394-1460.

[9]A l'époque le terme étant couramment utilisé.

[10]DAGET Serge, Répertoire des expéditions etc.

[11]Donc au 18ème siècle.

[12]SAUGERA Eric, La traite des noirs etc.

[13]Rappelons que nous sommes vers 1850 et que le Grand Orient n'avait pas encore supprimé toutes références au Grand Architecte de l'Univers, ce qui ne fut fait qu'en 1877.